Handicap et fonction publique : les chiffres de l’insertion

Les chiffres de 2017 dans les grandes lignes

Le Fonds pour l’insertion des personnes handicapées dans la Fonction publique (FIPHFP) a dévoilé récemment les chiffres de l’insertion professionnelle des personnes en situation de handicap au sein des trois fonctions publiques (État, hospitalière, territoriale) pour l’année 2017.

Petit tour d’horizon des constats et des chiffres en matière de handicap et fonction publique.

On compte aujourd’hui 240 691 agents en situation de handicap dans l’ensemble des trois fonctions publiques : 4,52 % dans la fonction publique d’État, 5,55 % dans la fonction publique hospitalière et 6,62 % dans la fonction publique territoriale. Ceci nous amène a une moyenne de 5,49%, un taux record qui grimpe depuis 3 ans. Seulement 8 régions sur 18 atteignent ou dépassent le taux de 6 % de personnes en situation de handicap en 2017.

En revanche le taux d’emploi direct (les recrutement donc) est de 5,18%. On compte pour 2017, 28262 recrutements de personnes en situation de handicap, contre 27128 recrutements en 2016, et 24672 recrutements en 2015.

 

De gros efforts du FIPHFP

Malgré sa situation financière fragilisée le FIPHFP porte des résultats positifs. Pour la cinquième année consécutive, les contributions des employeurs publics (120,88 millions d’euros) sont inférieures aux dépenses d’intervention du Fonds (128,84 millions d’euros). Rappelons que les contributions des employeurs publics dont les effectifs sont supérieurs à 20 agents et dont le taux d’emploi de personnes en situation de handicap est inférieur à 6 % sont l’unique source de financement du FIPHFP. Cela implique que les résultats positifs du FIPHFP entraînent une baisse de ses recettes.

Avec pour principaux objectifs de favoriser l’emploi des personnes en situation de handicap et de valoriser l’apprentissage et la formation, le FIPHFP se tourne aussi vers l’accessibilité numérique. Au total 7,95 millions d’euros de financements ont été versés par le FIPHFP dans le cadre du programme accessibilité en 2017. 544 000 euros ont été financés pour l’accessibilité numérique en 2017 et cela est amené à augmenter sur les années à venir.

La formation est également un axe important puisque 9,46 millions d’euros de financements ont été dédiés à la formation en 2017. Dans ce budget figurent 4,44 millions d’euros d’aides directes en faveur de la formation (formation des personnes en relation avec les agents, communication, information, sensibilisation, apprentissage) et 5,02 millions d’euros financés de manière indirecte par le FIPHFP à travers les partenariats avec l’Agefiph et le CNFPT.

 


Source : « Bilan et résultats 2017 », FIPHFP.

Nous sommes finalistes aux trophées Handitech 2018 !

Les Trophées Handitech se dérouleront le soir du 19 novembre 2018, en ouverture de la Semaine Européenne pour l’Emploi des Personnes Handicapées (SEEPH).

Mobijob est dans les finalistes, et sera présent à cette soirée et présentera son projet d’application pour concourir dans la catégorie Employment.  Les autres catégorie sont Health, Mobility, AI/Digital, Robotics, et Students.

Les Trophées 2018 récompenseront 6 projets évalués sur les axes suivants :
Caractère innovant // Rupture technologique // Apport social et solidaire // Universalité de l’apport // Potentiel économique // Maturité du projet

Se déroulant chez Bpifrance, cette soirée réunira des projets dans l’univers de l’innovation et la responsabilité sociale des entreprises (RSE). Associations, fondations, start-ups… Tous les projets innovants pouvaient participer, tant qu’il tournaient autour des personnes avec un handicap ou une perte d’autonomie.  Cet enjeu très présent en France en ce moment, gagne en visibilité grâce aux initiatives comme Handitech. À l’initiative de Jobinlive et Bpifrance, cela mettra cette année encore un coup de projecteur sur les entrepreneurs sociaux qui développent des projets, produits, services favorisant l’accès au monde aux personnes avec un handicap.

 

Les Entreprises Adaptées se Mobilisent

Suite à la loi « pour la liberté de choisir son avenir professionnel », l’Union Nationale des Entreprises Adaptées (UNEA) communique sur leur statut. Afin de mettre en avant leur secteur une opération se déroule cet automne 2018.

Des ambitions importantes pour 2022

L’objectif selon l’UNEA est de relever le défi vis-à-vis de l’emploi des personnes en situation de handicap grâce à un changement d’échelle des Entreprise Adaptées françaises. Elle espère voir le nombre d’emplois dans ce secteur doubler en 4 ans, passant de 40 000 à 80 000 emplois d’ici 2022, et lutter contre le taux de chômage massif des personnes en situation de handicap.

La récente loi pour l’emploi et le Projet de Loi Finance du gouvernement pour 2019 permet aux Entreprises Adaptées de renforcer leur identité et leurs moyens pour entreprendre et innover dans une optique inclusive.

 

Les mesures phares

Pour doubler ce nombre d’emplois d’ici 2022, dont 26 200 sont déjà prévus pour 2019, l’UNEA rappelle les mesures phares prévues avec le gouvernement :

  • Un effort budgétaire du Gouvernement qui porte les aides publiques à 500 millions d’euros par an d’ici à 2022.
  • Moderniser le modèle des Entreprises Adaptées par un renforcement de l’optique inclusive, de l’accroissement de la performance économique et de la capacité d’innovation.
  • Mettre en place des expérimentations, dont l’un des objectifs est de favoriser l’accompagnement des transitions professionnelles des travailleurs handicapés vers les autres entreprises afin, à moyen terme, de consolider la mission des entreprises adaptées vers l’emploi ordinaire :
  1. Le Contrat à Durée Déterminée Tremplin : un CDD dédié aux personnes en situation de handicap dans les Entreprises Adaptées avec obligation de moyens pour un placement durable du collaborateur à l’issue de sa mission.
  2. L’Entreprise Adaptée de Travail Temporaire : création d’une Entreprise Adaptée exclusivement consacrée au placement des personnes en situation de handicap.
  3. Le renforcement de la réponse accompagnée par la mise à disposition :  accompagnement des entreprises souhaitant dépasser leurs obligations légales en termes de recrutement de personnes en situation de handicap.
  4. L’Entreprise pro-inclusive : ces entreprises seront créées en 2019 sur le principe d’une mixité entre personnes en situation de handicap et autres travailleurs : pour un équivalent temps plein travailleur handicapé créé, un équivalent temps plein travailleur « autre » devra également être recruté. C’est ici l’expérimentation d’une Entreprise Adaptée libérée ; libérée de toute contrainte de contingent budgétaire par un contingent autorégulé afin d’accélérer et accroître le changement d’échelle économique, nécessaire à la création exponentielle d’emplois de personnes en situation de handicap.

Pour 2019, le Gouvernement a déjà confirmé la création de 3 900 postes dédiés à ces expérimentations.

Du 17 octobre au 27 novembre, l’UNEA part à la rencontre des dirigeants d’entreprises adaptées afin d’échanger sur l’évolution de leur modèle. 12 dates sont ainsi proposées en métropole et 2 dans les Outre-Mer (en visioconférence).

Un modèle inclusif

Avec le soutien de l’État sur les 10 dernières années, les Entreprises Adaptées ont pu se développer et se positionner sur de nouveaux secteurs d’activités, créant plus d’emploi.

En 2008, la France comptait 600 Entreprises Adaptées, et en 2018, elles sont maintenant près de 800. Leur chiffre d’affaires est passé de 900 millions d’euros en 2010 à 1,5 milliard d’euros en 2017, créant ainsi près de 6 500 emplois nets supplémentaires.

Autofinancées à 80%, elles créent de la richesse et génèrent des emplois durables et de qualité dans de nombreux secteurs, permettant aux personnes en situation de handicap de se réaliser professionnellement et de s’intégrer socialement en rompant leur isolement, tout en ayant un emploi adapté.


Source : communiqué de l’UNEA

[Info Travail] Ce qu’apporte la RQTH

Depuis 2018 il est nécessaire de présenter le document de Reconnaissance de la Qualité de Travailleur Handicapé (RQTH) ou tout document mentionnant statutairement le handicap tel que sa carte d’invalidité, ou l’attestation d’Allocation aux Adultes Handicapés (AAH), pour  bénéficier des aides délivrées par la Cellule de Recrutement et d’Insertion des Personnes Handicapées (CRIPH).
Cette règle intervient afin de s’aligner sur les nouvelles modalités du Fonds pour l’Insertion des Personnes Handicapées dans la Fonction Publique (FIPHFP).
Mais comment obtenir ce statut, cette Reconnaissance de la Qualité de Travailleur Handicapé ?

Qu’est-ce que la RTQH ?

Délivrée par décision administrative, la RTQH concerne les salariés mais également les stagiaires le temps de leur stage. Obtenir une telle reconnaissance statutaire permet d’accéder à un marché du travail adapté et un accès aménagé à certains concours de la fonction publique. Les formalités se font auprès de la Maison Départementale des Personnes Handicapées (MDPH) du domicile du demandeur.

La RQTH est établie pour une période de 3, 5 ou 10 ans. Son renouvellement n’est pas automatique, et les démarches nécessaires peuvent prendre 6 mois.

Selon l’article L5213-1 du code du travail, « est considérée comme travailleur handicapé toute personne dont les possibilités d’obtenir ou de conserver un emploi sont effectivement réduites par suite de l’altération d’une ou plusieurs fonction physique, sensorielle, mentale ou psychique ».

 

Un statut a double tranchant

Ce statut a été créé dans l’optique d’apporter de l’aide aux personnes avec un handicap voulant travaillé, mais s’avère aussi source de discriminations.

Selon les handicaps, les personnes en recherche d’emploi ne sont pas toutes reçues de la même manière par un recruteur. En recherchant une plus grande productivité dans une entreprise, ces travailleurs RQTH peuvent êtres vus comme des « personnes à charges ». Il est donc délicat de le mentionner sur son CV.

De plus une personne en situation de handicap peut avoir ce statut alors même qu’aucun aménagement de son poste de travail ne sera fait. Pendant ce temps, une personne non reconnue travailleur handicapé aura pourtant elle, un aménagement de poste, et pourtant n’aura pas les aides attribués à la reconnaissance de ce statut.

 

Discrimination vis-à-vis des femmes

Selon un rapport du défenseur des droits publié en novembre 2016 intitulé « l’emploi des femmes en situation de handicap », les femmes cumulent plus d’éléments discriminants que les hommes. Sexisme, handicap, et crainte des congés maternité, donnent aux femmes RQTH moins de chance d’être embauché qu’un homme avec le même statut.

Séverine LEMIERE est maîtresse de conférences à l’IUT Paris Descartes, économiste et membre du réseau MAGE (Marché du travail et genre). Elle est spécialiste des inégalités entre femmes et hommes sur le marché du travail, et pour elle « La conciliation emploi et vie familiale est plus difficile pour les femmes handicapées : gérer sa vie de famille, sa vie professionnelle, son temps de formation et éventuellement le temps passé en soins ou en rééducation peut paraître insurmontable ».

 

Quels sont les droits des bénéficiaires ?

Les travailleurs RQTH bénéficient tout de même d’aménagements et d’avantages au travail :

  • un aménagement du poste de travail qui peut être préconisé par le Médecin de Prévention (MP) et qui peut se traduire par un aménagement matériel ou par une redéfinition des tâches, une modification du rythme de travail qui tient compte de la situation de l’agent au regard de son poste de travail ;
  • l’examen prioritaire de la demande de mutation ;
  • un suivi médical annuel assuré par le Médecin de Prévention (MP) ;
  • prestations individuelles : assurées par la CRIPH en complément des organismes sociaux et conditionnées à l’avis du MP. (Ex: aide au financement de prothèse auditive, auxiliaire de vie, aide au transport.…) et d’opérations de mise en accessibilité immobilière assurées par la CRIPH, après avis conjoint du MP et l’ISST ;
  • la possibilité d’avoir un temps partiel de droit : la rémunération est proportionnelle au temps travaillé.

Le MP peut être amené à donner un avis sur l’organisation du temps partiel dans la sphère privée :

  • dispositifs spécifiques relevant de l’action sociale ministérielle et interministérielle : un prêt pour l’adaptation du logement (ALPAF) : prêt entre 2400 et 10000 euros sans intérêt pour faciliter l’accessibilité du logement ; aides pour faciliter le départ en vacances (SRIAS).
  • dispositifs de droit commun : par exemple la Prestation de Compensation du Handicap (PCH) ; l’Allocation Compensatrice pour Tierce Personne (ACTP)

Sources : www.droit-travail-france.fr / www.miroirsocial.com

Découvrez la semaine européenne pour l’emploi des personnes handicapées (SEEPH) en novembre 2018

 

Créée en 1997 par LADAPT, association pour l’insertion sociale et professionnelle des personnes handicapées, la SEEPH 2018 aura lieu du 19 au 25 novembre prochains.

 

Des thèmes d’actualité

Cette 22e édition de la SEEPH aura pour thème principal : « Les femmes en situation de handicap et l’emploi ».  Bien qu’il n’existe pour l’instant aucune étude officielle chiffrée, grâce à plusieurs rapports, et à des associations comme Femmes Pour Le Dire et Femmes Pour Agiron sait que l’accès à l’emploi des femmes handicapées est loin d’être facile.

Ce thème est donc d’actualité car les femmes en situation de handicap rencontrent de nombreux obstacles, leur accès à l’emploi étant freiné par des a priori et une discrimination diffuse.  DAPT et la FDFA, ont décidé de réagir et veulent faire réagir les partenaires sociaux et les élus. LADAPT a notamment lancé un comité de réflexion, dont le but est d’établir un livre blanc. Pour participer à cette réflexion active, un hashtag est disponible : #TousCitoyennes.

 

Pour qui, pourquoi?

En 2017, cet événement avait réuni près de 1000 recruteurs et 4000 candidats en recherche d’emploi, et proposait près de 400 actions de terrain, dont un quart était organisé et proposé par LADAPT. La SEEPH s’adresse à différents publics pour les rassembler autour de l’emploi des personnes avec un handicap : les demandeurs d’emploi et salariés en situation de handicap, mais aussi les entrepreneurs, les employeurs, les managers, les responsables de ressources humaines, les étudiants…

Le grand public est également concerné, la SEEPH étant également là pour faire évoluer les regards sur le handicap.

De nombreuses animations seront ainsi proposées à ces différents publics dans toutes les régions de France et dans plusieurs pays européens, avec notamment des forums emploi, des Handicafés, des flashmobs, des ateliers d’aide à la recherche d’emploi, des conférences…

Le calendrier des événements de la SEEPH 2018

Brest : Rencontrons-nous – 19, 20, 21, 22 novembre
Matinée consacrée à l’accueil de jeunes scolarisés en ULIS, IMPRO, Lycée professionnel ou accompagnés par des SESSAD pour découvrir les filières de l’apprentissage- De 9h à 12h30 Forum partenarial (mission locale, Pôle emploi et Cap emploi) et conférence en direction des entreprises – après-midi. Lieu : 8 Rue du Dourjacq, 29200 Brest. Contact : Joëlle CALVEZ. Tél. 02 98 44 20 20. Mail : calvez.joelle@ladapt.net

Rouen : Création d’un club d’employeurs – 19 novembre
Lancement d’un groupe d’employeurs impulsé par Pôle emploi (Agence de Rouen Saint Sever) qui vise à conduire des actions de rencontres entre personnes en situation de handicap et employeurs sur le territoire Rouennais. Lieu : 156, boulevard de l’Europe, 76100 Rouen. Contact : Samir GHALEM. Tél. 06 24 51 34 10. Mail : samir.ghalem@pole-emploi.fr

Clermont-Ferrand : Entretiens théâtralisés – 19 novembre
Le principe : des chefs d’entreprise et responsables RH rencontrent des personnes en situation de handicap qui recherchent du travail. L’originalité : les travailleurs en situation de handicap présentent leur CV de façon théâtralisé en ayant d’abord travaillé leur présentation scénique avec Lee Voirien. Le but : Mettre en relation employeurs et demandeurs d’emplois. 10h-12h : Coaching et préparation scénique 14h-16h : Présentation des CV théâtralisés. Lieu : 9 rue Abbé Banier, 63000 Clermont-Ferrand. Contact : Guy Coulanjon. Tél. 06 64 86 07 56. Mail : asso@leevoirien.fr

Evry : Rencontres emploi et handicap de l’Essonne – 22 novembre
Forum Emploi organisé l’après-midi dans le cadre des 3èmes rencontres Emploi handicap de l’Essonne. Entrée payante pour les entreprises : 300€. Demande d’inscription en ligne : https://goo.gl/forms/4kkVwpaNwemyiDFI2
Lieu : Chambre de commerce de l’Essonne, Place des droits de l’homme et du citoyen, 91000 Evry. Contact : Julia DENIS / Alain MERIEL. Tél. 01 60 79 88 82. Mail : seeph91@ladapt.net

Saint-Saturnin : Forum emploi – 22 novembre
Ateliers – conférences – rencontres entreprises / organismes de formation / institutions – offres d’emploi/stages, conseil. Entrée libre. Inscription obligatoire par email. Lieu : Centre du Val de Vray, 5, rue de l’église, 72650 Saint Saturnin. Contact : Cécile PLEUVRY / Eric CRISPIN. Tél. 02 43 51 20 40. Mail : seph.sarthe@ladapt.net

Bourges : Handicafé et forum emploi – 19 novembre
Permet aux candidats handicapés et aux recruteurs de se rencontrer et de discuter dans un lieu convivial, autour d’un café. Entrée libre. Inscription obligatoire par email. Lieu : Palais d’Auron, 18000 Bourges. Contact : Philippe MARCAIS. Tél. 02 48 24 11 32. Mail : esat.bourges@ladapt.net

Rennes : Forum Rencontrons-nous – 20 novembre
Rencontre entre partenaires de LADAPT, entreprises et demandeurs d’emploi en situation de handicap. Entrée libre. Lieu : Halle Martenot – Place des Lices, 35000 Rennes. Contact : Laura le Duigou. Tél. 02 23 27 23 44. Mail : leduigou.laura@ladapt.net

Bordeaux : Rencontre emploi handicap – 20 novembre
Rencontre employeurs. Offres d’emploi à pourvoir. Minis conférences. Espace formation. Site web : www.emploi-bordeaux.fr Lieu : PALAIS DE LA BOURSE, TRAM C – ARRET PLACE DE LA BOURSE, 33000 BORDEAUX. Contact : OLIVIA DELAVAULT. Tél. 05 57 78 15 15. Mail : odelavault@maison-emploi-bordeaux.fr

Dijon : Handicap et emploi – 20 novembre
Rencontres entre les DEBOE et les acteurs de l’emploi des PH (MDPH, CAP EMPLOI, AGEFIPH, LADAPT, MILO, POLE EMPLOI). Après une conférence où interviennent la MDPH, L’AGEFIPH et CAP EMPLOI pour présenter leur structure et leur offre de service, les DEBOE peuvent rencontrer chacun des acteurs pour poser des questions plus personnelles. Entrée libre, inscription par email. Lieu : L’INTERVALLE, 38 rue Elsa Triolet, 21000 Dijon. Contact : Marie-José BOUTILLON. Tél. 07 82 84 18 44. Mail : boutillon.marie-jose@ladapt.net

Laval : Handicafé – 20 novembre
Une manifestation simple, informelle et conviviale qui rassemble des acteurs locaux et des personnes handicapées. Entrée libre. Inscription obligatoire par email. Lieu : 23 Place du Général Ferrié, Bâtiment 13, 53000 LAVAL. Contact : ID’EES INTERIM Laval. Tél. 02 43 59 82 42. Mail : interim.laval@groupeidees.fr

Nantes : Forum emploi – 20 novembre
Offres d’emploi/stage, conseil – ateliers – conférences – rencontre d’entreprises, organismes de formation, institutions. Entrée libre. Inscription obligatoire par email. Lieu : Parc des expositions, Route de Saint-Joseph de Porterie, 44300 Nantes. Contact : Cécile PLEUVRY / Eric CRISPIN. Tél. 02 43 51 20 40. Mail : seph.sarthe@ladapt.net

Villeneuve-sur-Lot : Forum entreprises – 20 novembre
Ateliers de coaching, sensibilisation aux entreprises, forum emploi. Entrée libre. Inscription obligatoire par email. Lieu : 54 Rue de Coquard, Maison de la Vie Associative, 47300 VILLENEUVE SUR LOT.  Contact : Alexandra CECUTTI. Tél. 05 53 20 47 33. Mail : cecutti.alexandra@ladapt.net

Vénissieux (69) : Forum inversé et sensibilisation au handicap – 20 novembre
Les demandeurs d’emploi de Pôle Emploi Vénissieux Bénéficiaires de l’Obligation d’Emploi reçoivent les employeurs des secteurs Transport et logistique, Vente commerce grande distribution, Industrie. Sensibilisation au handicap/à l’inclusion de salariés BOE et propositions de compensations innovantes vous seront proposées. Lieu : 6 rue Jeanne Labourde, 69200 Vénissieux. Contact : Amandine FRY. Tél. 04 72 89 31 39. Mail : amandine.fry@pole-emploi.fr

Clermont-Ferrand : Job dating – 21 et 22 novembre
Entretiens de recrutement. Entrée libre. Inscription obligatoire par email. Lieu : 15, avenue Léonard DE VINCI, Parc technologique de La Pardieu, 63000 Clermont-Ferrand. Contact : Franck SLAGHENAUFFI. Tél. 04 73 45 18 18. Mail : slaghenauffi.franck@ladapt.net

Millau : Forum handicap emploi – 21 et 22 novembre
Ce forum favorisera les rencontres directes entre employeurs et demandeurs d’emploi reconnu comme travailleurs handicapés. Il concerne les candidats ayant un niveau de Bac à Bac +5 consacré aux filières informatiques. Conférences autour des neurosciences et des sciences cognitives avec notamment comme intervenant René Pry, directeur de l’UFR (Unité de Formation et de Recherche) qui travaille aussi dans le cadre du Centre de Ressources Autisme (CRA). Lieu : 32 avenue de la République, 12100 MILLAU. Contact : Laurence PRUVOT. Tél. 05 65 61 44 00. Mail : lp@2isa.com

Caen : Handi meeting 2018 – 22 novembre
Matin : dédié aux entreprises pour répondre à leurs questions et leur expliquer en quoi cap emploi peut les accompagner. Après-midi : consacré aux demandeurs d’emploi sur de l’information métier et du job dating. Entrée libre. Lieu : Le Dôme, 3 esplanade Stephane Hessel, 14000 Caen. Contact : Elie Cliquet. Tél. 02 31 93 24 24. Mail : elie.cliquet@capemploi14.com

Franconville : Forum emploi des actifs handicapés – 22 novembre
De 14h à 17h. Objectif : faciliter le rapprochement entre les entreprises qui recrutent et les demandeurs d’emploi en situation de handicap. Une trentaine de recruteurs dont Décathlon, Métro, RATP, Cars Lacroix, MC Donald’s, des collectivités territoriales (mairies, Département du Val-d’Oise, Val Parisis) … 250 postes adaptés à pourvoir dans différents secteurs d’activité, des profils variés recherchés : auxiliaire de vie sociale, conducteur, cariste, hôte, agent de sécurité, vendeur, chef de chantier, préparateur de commandes, comptable, technicien, agent d’accueil et de médiation… Un espace « création d’entreprise » pour les visiteurs qui souhaitent avoir des conseils personnalisés sur leur projet. Entrée libre. Lieu : Centre des Sports et Loisirs, Boulevard Rhin et Danube, 95130 Franconville. Contact : Jean-Sébastien Zitzow. Tél. 07.87.81.68.48. Mail : jszitzow@valparisis.fr

 

Pour en savoir plus vous pouvez visiter : http://www.semaine-emploi-handicap.com/ 


Sources : handirect.fr / lebulletindescommunes.net

Un premier bilan de l’emploi accompagné

Lors de leur colloque international du 27 septembre 2018 à Anger, le FIPHFP, l’association ALPHA et le Collectif ICI-Angers ont pu échanger sur les initiatives autour de l’emploi accompagné en France et à l’international.

 

L’objectif de cet événement était de mettre en lumière les particularités de l’emploi accompagné en France, ses atouts et ses contraintes et de les confronter aux dispositifs plus éprouvés des pays voisins tels que la Suisse et la Belgique. C’était aussi l’occasion, pour des associations et des ESAT parties prenantes de l’emploi accompagné dans les territoires, de partager leurs premières expériences du dispositif, ses résultats et les freins qu’ils peuvent rencontrer.

 

Mis en place dans le cadre la loi Travail du 8 août 2016, l’emploi accompagné a été institué par un décret du 27 décembre 2016 en France. Ce dispositif peut être sollicité par les personnes en situation de handicap en recherche d’emploi, en poste en milieu ordinaire dans le secteur privé ou public, mais aussi par l’employeur qui souhaite bénéficier d’un appui pour faciliter l’insertion ou le maintien dans l’emploi d’un collaborateur. Il prend la forme d’un soutien médico-psychologique assuré par un service ou un acteur externe à l’organisme d’accueil. Cet intervenant a pour missions de prévenir ou de remédier aux difficultés pouvant être rencontrées par le bénéficiaire dans l’exercice de son métier et, si besoin, de préconiser une adaptation de son poste ou environnement de travail.

 


L’emploi accompagné en chiffres : des premiers résultats encourageants deux ans après sa mise en place

Depuis la mise en application, au mois de décembre 2016, du dispositif national de l’emploi accompagné en France on recense, secteurs public et privé confondus :

  • 568 personnes en situation de handicap suivies dans le cadre du dispositif emploi accompagné
  • 54 dispositifs conventionnés au niveau national
  • 747 notifications auprès des MDPH faisant mention de l’emploi accompagné dans les territoires

 

« Le déploiement de l’emploi accompagné sur le territoire se fait progressivement et les premières expérimentations sont très positives. Il convient maintenant d’aller plus loin et d’accélérer sa mise en place qui demeure homéopathique à ce stade » souligne Marc Desjardins, Directeur du FIPHFP.

Le dispositif de l’emploi accompagné a été financé en 2018 à hauteur de 7,5 millions d’euros par l’État, le FIPHFP et l’Agefiph. Ce financement a été reconduit pour l’année 2019 avec un complément budgétaire annoncé par le gouvernement dans le cadre du plan national autisme.

 

Source : communiqué de presse

Obligation d’emploi des travailleurs handicapés : entreprises, suivez le guide !

Alors que la loi pour choisir son avenir professionnel bouleverse les conditions d’emploi des personnes avec un handicap, rien ne vaut un petit guide pour s’y retrouver.

À cet effet, l’Agefiph a publié un guide pour les entreprises sur l’obligation d’emploi des travailleurs handicapés.

Les employeurs y trouveront des informations sur :

  • les grands principes de la loi
  • des informations sur la déclaration annuelle d’emploi des travailleurs handicapées
  • des conseils d’experts, des ressources et des bonnes pratiques
  • une FAQ

Retrouvez le guide ici : téléchargez le guide


source : agefiph.fr

Info Travail : loi sur la liberté de choisir son avenir professionnel

Définitivement adoptée le 1er août, la loi sur la liberté de choisir son avenir professionnel change la donne pour les travailleurs ayant un handicap. Alors qu’on compte aujourd’hui plus de 500 000 demandeurs d’emploi en situation de handicap inscrits à Pôle Emploi, il est urgent d’œuvrer pour leur intégration. Petit tour d’horizon des nouveautés prévues par la loi.

Un taux d’emploi toujours à 6%…. mais par entreprise

Ce taux concernait précédemment les établissements et non les entreprises. Par exemple, une entreprise comptant 100 établissements de moins de 20 salariés n’était pas soumise à l’obligation d’emploi de personnes ayant un handicap. C’est maintenant le cas, car le taux s’applique à l’ensemble de ses effectifs.

 

La sous-traitance recule

Il faut aussi noter que ce taux d’emploi comptabilisera uniquement les personnels de l’entreprise à partir de 2020. La sous-traitance n’est plus prise en compte dans ce calcul et seuls les employés seront désormais comptabilisés dans le taux. Leur statut peut varier (salariés, alternants, stagiaires…) mais ils doivent faire partie de l’entreprise.

Jusqu’ici les employeurs pouvaient faire appel à des sous-traitants spécialisés, comme des entreprises adaptées (EA), qui comptent 80% de travailleurs en situation de handicap, des établissements et services d’aides par le travail (Ésat) ou encore des travailleurs handicapés indépendants.  Afin de ne pas pénaliser ces prestataires, la loi prévoit un autre mécanisme. Si un employeur n’atteint pas les 6%, et qu’il fait appel à eux, il pourra toujours déduire une partie des frais de sa contribution due à l’Agefiph ou au FIPHFP. Ces structures adaptées attendent encore de savoir à quelle hauteur cela sera possible, et donc dans quelle mesure elles seront pénalisées.

Les ressources de l’Agefiph et du FIPHFP ont aussi énormément baissé, mais d’autres mesures sont attendues dans ce sens. Il existe des accords signés par des entreprises exonérées de toute contribution à l’Agefiph, sans restriction, en échange de politiques internes en faveur de l’emploi. Grâce à la loi, ces accords seront restreints à 6 ans.

 

Une ouverture pour les entreprises adaptées

Elles auront à présent l’opportunité de signer des contrats tremplin de deux ans maximum, afin d’offrir un parcours d’insertion aux travailleurs handicapés. Le but de ces contrats est de déboucher sur un poste en milieu ordinaire. L’État et des représentants d’EA ont signé, début juillet, un engagement en ce sens, qui devrait favoriser l’intégration dans des entreprises classiques.

 

Réduction des Ecap

La liste des emplois exigeant des conditions d’aptitude particulière (Ecap) va être réduite. Ce qui veut dire que les personnes occupant ces postes ne compteront plus dans les effectifs sur lesquels s’appliquent le taux d’emploi de 6%.

Cette mesure, ainsi que celle sur le taux d’emploi par entreprise, vont entraîner une baisse du taux d’emploi affiché dans les entreprises. Cependant, selon Muriel Pénicaud, la ministre du travail, dans un entretien accordé à Handirect « elles peuvent à elles seules ouvrir 100 000 postes supplémentaires aux personnes en situation de handicap ».

 

Simplification de la déclaration

La complexe déclaration sur l’obligation d’emploi des travailleurs handicapés, que doivent remplir les employeurs, va être abandonnée en 2020. À la place, il leur suffira d’ajouter cette information dans la déclaration sociale nominative, un document qui a déjà remplacé plusieurs autres déclarations sociales.

 

Changement pour le compte personnel de formation

Toute personne ayant un handicap et disposant d’ un compte personnel de formation (CPF) verra son compte crédité, non plus en heures de formations, mais en euros. On attend encore un décret pour déterminer ce dont bénéficieront exactement les travailleurs handicapés, mais les montants devraient être de 500 à 800 € par ans pour les personnes sans qualification.

 


Sources: 

http://www.assemblee-nationale.fr/15/ta/ta0161.asp

faire-face.fr

Témoignage : n’oublions pas les parents !

Maman militante au sein de deux collectifs, Estelle lutte pour aider son fils autiste et pour la reconnaissance des aidants. Elle témoigne de son expérience et du besoin de prendre en compte la vie les aidants proches de personnes avec un handicap.

Deux collectifs pour les parents

Estelle Frammery a 40 ans et élève deux enfants, dont son fils de 12 ans autiste, Clément. Militant pour la reconnaissance des aidants d’enfants handicapés, elle a rencontré « des gens du même âge (qu’elle) et confrontés aux mêmes problématiques » dans deux collectifs.  Elle assure aujourd’hui le rôle de représentante départementale dans ces deux groupes : « Handi actif France » et « Soutenez les parents d’enfants différents. Retrouvez une vie sociale ».

Ce dernier, qu’elle a rejoint en 2016, lui permet d’interpeller les politiques dans un entretien au Républicain Lorrain, elle s’exprime: « J’ai longtemps cru que le fait de conserver mon travail ou d’en trouver un n’était que ma problématique. Mais je me suis bien vite rendu compte que c’est le lot de tous les parents d’enfants porteurs de handicap. C’est une vérité plus que criante ! Un grand nombre de familles doivent attendre des mois pour avoir un premier rendez-vous dans un centre et poser un premier diagnostic. Ces investigations médicales peuvent prendre jusqu’à un an. Cela oblige l’un des parents à être présent lors de ces séances et, souvent, à cesser toute activité professionnelle pour accompagner l’enfant. »

Photo RL.

Concilier un emploi et l’accompagnement de son enfant

Elle explique son parcours entre diagnostique et recherche d’un accueil pour son enfant. Pour elle, il est impossible pour les parents concernés de trouver un emploi flexible afin de s’occuper des enfants tout en travaillant. Elle a elle-même dû s’arrêter de travailler durant quatre ans. Après un arrêt aussi long, difficile de retrouver un travail qualifié, et il faut également compter la perte des annuités à l’âge de la retraite.

Travailler et mener une vie indépendante est également important pour Estelle qui ne veut pas vivre d’assistanat. Elle propose de bénéficier d’un cadre juridique adapté, et d’exercer un emploi grâce à l’annualisation du temps de travail ou au télétravail. Elle renchérit : « On pourrait imaginer un projet innovant de plateforme mettant en relation parents disponibles et employeurs pour des emplois flexibles sur des emplois atypiques. De nos jours, il faut deux salaires à une famille pour vivre correctement. À travers ce collectif, on demande juste la possibilité d’avoir des emplois adaptés à notre problématique. »

Son appel est clair, pas question d’oublier les aidants. « Ne nous laissez pas sur le bord de la route ! Nous sommes tout aussi compétents que les autres. On ne peut pas rajouter un problème de précarité à un autre déjà existant. Nous existons en tant que personne et ne pouvons pas être définis par le handicap de notre enfant. »

 

 

 

Témoignage : chez Hermès, le handicap mental crée l’excellence

À Sorède, dans le sud de la France, près de Perpignan, il existe un atelier où le luxe et le sens de la précision rencontrent le handicap mental.

Cet établissement, ouvert aux personnes ayant un handicap, produit des fouets et cravaches en bois de micocoulier. Ce matériau résistant et souple nécessite une attention toute particulière et les doigts d’or de ces artisans pour devenir un objet raffiné.  Bien que les automobiles aient remplacé les chevaux, Hermès confie toujours la fabrication de toutes ses cravaches et kits de dressage à ces travailleurs minutieux. Les produits réalisés seront ensuite utilisés dans le cadre de l’équitation et de la performance équestre.

 

Réalisé par Frédéric Laffont, ce court-métrage fait partie de la série « Empreintes sur le monde » qui illustre l’engagement d’Hermès pour le développement durable. Véritables hommages au savoir-faire et à la sensibilité humaine, ces témoignages montrent une autre façon de travailler, tout en restant dans l’excellence.